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29 décembre 2017

Commentaires

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Il faut savoir que nos "chers dirigeants" , avec leur folie du Grand Paris, projettent une vaste conurbation en Ile-de-France qui atteindrait 25 millions d'habitants à terme, pour "rivaliser avec les grandes métropoles asiatiques "[sic](à ce degré de mégalomanie, c'est sans espoir...). Dans ce contexte, la (très relative) baisse démographique pour les 100 km2 de Paris intra-muros, c'est "l'arbre qui cache la forêt"...

Notre (non)-choix en matière de développement a été de laisser partir nos chercheurs, donc nos brevets (c'est très concret): on se rendra compte bientôt que c'est désastreux même si c'est moins médiatique et exploitable immédiatement que l'accueil des touristes,et nous sommes maintenant en situation d'urgence.
Paris, avec ses universités scientifiques prestigieuses, aurait pu, du être un labo de l'avenir. Ce ne sont pas les start-up de services qu'on subventionne actuellement, qui pourront changer la donne, mais celles de bio-technologie, de technologies innovantes ou d'IA qui partent!
Et là, on avait de solides atouts.
Le tourisme et le luxe ne sont que des pis-aller.
En un mot, il aurait fallu investir sur l'intelligence, et à Paris, ça n'a pas semblé la priorité.Demandez à nos chercheurs!

Certaines villes ont déjà essayé des solutions qui pourraient-être les bonnes: faire cohabiter, dans les immeubles de logements sociaux, les seniors (qui restent ainsi autonomes ou vivent dans des appartements partagés) et les familles, ainsi que les jeunes.
Briser la solitude, favoriser l'échange.
Intégrer à ces endroits des crèches/écoles, des commerces de proximité et des clubs/lieux de rencontre/ médiathèques/ salles de sport.
Ca marche (en Bretagne, Belgique....)!
Mais, mais, il faut investir et se donner un peu de mal. Pas réduire les subventions aux associations comme on le fait actuellement et juste construire.
Le choix est: veut-on être au service des habitants ou des entreprises qui cherchent à développer leur CA (grands groupes du luxe à Paris)?
Privilégier ces entreprises était compréhensible quand leur développement profitait à leur pays d'origine, mais là,de quoi parle-t-on? de miettes de leur croissance, le reste se perdant dans de sombres paradis.
Peut-être serait-il temps de limiter nos largesses (la Bourse de commerce-Pinault, la Fondation Vuitton qui nous ont malgré les promesses, coûté très cher, le quartier de la Samaritaine,des Halles, j'en passe ...))et de favoriser d'autres formes d'activité: quid des entreprises de développement durable/recyclage/recherche qui devraient se développer de façon exponentielle maintenant et créer des emplois pour tous?
Le monde change, a besoin de s'adapter, et notre Ville aurait du être un laboratoire de l'innovation à tous les niveaux ( pas qu'en intention), pas seulement un lieu touristique.
Nous sommes tellement en retard à Paris, malgré les intentions affichées, on le voit tellement quand on voyage un peu!
C'est tout un état d'esprit à acquérir.

Cher Bouyssy,
Faites nous profiter de votre savoir. Vous pouvez laisser un commentaire même long, ou nous envoyer un mail, ou retrouver "Vivre le Marais !" sur Facebook

Sur comment se vident les centres urbains pourtant célébrissimes, j'ai quelques éléments de constatations à donner, en opposition totale avec ce que l'on nous vend comme remèdes miraculeux mais je ne sais comment converser hors facebook

Si je vous ai bien suivi on crée du logement social hors de prix (de revient) dans le centre de Paris alors que les entreprises se déportent vers la périphérie. Curieuse façon d'optimiser les transports !

Tant mieux si la population diminue à Paris !

Je suis d'accord avec la phrase de TMH : " nos journalistes amateurs de statistiques se perdent facilement dans un verre de chiffres ". L'incompétence en matière de statistiques de la quasi-totalité des journalistes, y compris ceux du "Monde", qui s'autoproclame pourtant "quotidien de référence", est insondable.
Les chiffres du recensement sont à analyser avec précaution :
- dans les agglomérations de plus de 10.000 habitants, donc à Paris, ils ne sont établis, depuis 2004, que par un sondage étalé sur 5 ans, portant sur 8 % x 5 ans = 40 % de la population :
- le recensement "oublie" beaucoup de monde et,inversement, recense parfois la même personne à deux endroits différents.
Au total, l'Insee avoue (très discrètement) une marge d'erreur de 2 % (davantage à une échelle locale),probablement sous-estimée. C'est au moins autant que les variations constatées, dans le cas de Paris et en particulier des 3e et 4e arrondissements. Pire, cette erreur a varié dans le passé d'un recensement à un autre en fonction des conditions de son exécution : l'établissement des écarts entre deux recensements est donc encore plus incertaine.
Si ces chiffres ne sont donc pas significatifs et qu'il ne sert à rien de gloser sur leur évolution récente, il n'en reste pas moins que le cœur des grandes agglomérations, et en particulier celui de Paris, perd des habitants depuis des décennies (Paris avait 2,8 millions d'habitants dans les années 1950, soit un tiers de plus qu'aujourd'hui, même si cette baisse semble enrayée depuis la fin des années 1970); L'hypercentre (le Marais en particulier) a connu une chute de population encore plus importante car sa densité de population était plus élevée. même si celle-ci semble désormais très ralentie, voire enrayée (difficile à dire, cf. incertitude statistique évoquée ci-dessus).
Sur le fond, cette chute de la population des grands centres urbains est due avant tout à la diminution continue de la taille moyenne des ménages (pour la France, de 3,10 en 1962 à 2,25 aujourd'hui et même de 2,35 à 1,85 Paris), qui va de pair avec une surface moyenne des logements en forte augmentation : à Paris en moyenne de 2,3 à 2,6 pièces, au reste plus vastes). La construction de nouveaux logements (diminuée des démolitions et des changements d'usage)ne compense pas cette baisse de la taille des ménages.
Tout le reste n'est que commentaires de journalistes incompétents.
Pierre MERLIN

Je n'ai jamais vraiment assimilé, ni compris pourquoi une Maire de Paris et une Présidente du Conseil Régional englobant Paris? N'y-a-t-il pas doublon et duplication des frais/impôts pour tous ces habitantes/ts?

Qui a dit : les statistiques c'est comme la minijupe, ça cache l'essentiel mais ça donne des idées.
S'agissant des journaleux, quand le sage leur montre la lune, ils ne voient que le doigt (Lao Tseu, ou un autre)

Merci pour cet article qui permet de mettre les pendules à l'heure comme il se doit.

Les connaissances élémentaires se perdent en matière de maniement des statistiques

Avec ironie, feu Alfred Sauvy, Président de l'Institut national d'études démographiques disait pince sans rire: "les chiffres ne parlent que sous la torture"

Oui, une baisse dans un périmètre donné peut être le signe d'une hausse dans un espace plus important qui englobe le premier: Paris intra muros /Grand Paris

Oui, une diminution moyenne peut recouvrir des disparités importantes: quartiers historiques/autres quartiers ; zones festives décourageant les habitants/ quartiers demeurant résidentiels

Oui, une diminution statistique peut n'être qu'apparente si l'on ne prend en compte qu'une partie des habitants pour analyser l'évolution de leur nombre: français autochtones/ touristes de toutes nationalités

Tout cela a l'air bien banal et bien non car l'auteur relève avec pertinence à quel point des journaux ou périodiques centrés sur le quotidien ou l'hebdomadaire semblent perdus dès qu'il s doivent analyser un phénomène étudié sur plusieurs années, en oubliant de regarder de près les hypothèses et la nature des données

Oui, la leçon de cette histoire c'est que nos journalistes amateurs de statistiques se perdent facilement dans un verre de chiffres et que nos édiles ont vite fait d'engloutir le même verre en assurant qu'il donne soif au lieu de désaltérer, en proposant des solutions de facilité qui vont à l'encontre de ce qu'il faudrait faire pour rééquilibrer la situation.

Merci à Vivre le Marais en cette veille de fête de nous montrer comment tout est facile à comprendre quand on confronte les chiffres recensés à la réalité du terrain bien observé : la somme des deux permet d'y voir clair

MERCI et encore MERCI

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