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16 avril 2018

Commentaires

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Les moqueries sur la "pensée humaniste" sont attristantes. D'autant plus que notre pays et nos relations sociales sont fondées sur les Droits de l'Homme et du Citoyen. Ceux qui les ont rédigés n'étaient pas de doux rêveurs, comme on le sait et on fait œuvre pérenne. Mais il est de bon ton de qualifier "d'angélisme" les "droitsdelhommistes", termes forgés par les professionnels du mépris et répandus par d'autres avec inconscience.
Mais qu'y oppose-t-on ? Le choix de considérer les autres, tous les autres, lointains d'abord, proches ensuite, comme non-humains. Il s'agit d'êtres qui "pourrissent" notre belle ville pour des raisons qu'il n'est même pas besoin d'examiner, puisque ce sont des "alibis". Ah, mais c'est qu'ils viennent d'Europe de l'Est madame, d'on ne sait où ! Et ils le font exprès de venir chez nous, mon bon monsieur, pour s'alcooliser à peu de frais sous nos fenêtres ! On s'émeut de cette famille avec enfants qui ne peut ouvrir ses fenêtres, et je trouve cela inadmissible et scandaleux, mais ce n'est que pour mieux demander la politique du bâton à l'égard des autres. Pas un mot, pas une interrogation sur la multiplication de ces SDF qui se multiplient par centaines sur nos trottoirs. La misère, quelle misère ? Ce sont des étrangers. Et s'il ne le sont pas, ce sont des paresseux. Et puis ces enfants à la rue; tous des voleurs. Je les ai vu faire. L'obligation scolaire, la protection de l'enfance et sa mise hors de danger que l'État ne fait guère respecter ? Je ne sais pas de quoi vous me parlez. Et puis, les adultes boivent comme des trous, par vice, c'est sûr. L'isolement, la détresse, l'inaction forcée, les nuits par terre, cela n'existe pas. Encore des "alibis". Si je vous dis qu'ils aiment ça...
Je reste convaincu que la misère des uns entraîne la misère des autres. De tous les autres, allais-je dire; pas tout à fait car certains qui produisent des discours d'exclusion vivent loin de toute misère et de toute violence.
Tout cela n'est pas nouveau, malheureusement, ni ici ni ailleurs. Mais l'Europe a déjà vécu deux suicides au XXe siècle avec ce refus de reconnaître notre humanité commune. Les victimes ont d'abord été les autres, puis, les nôtres. Tout proches, nos enfants, nos conjoints, nos parents.
Je reste du côté des hommes et femmes de 1789, de Victor Hugo écrivant "Les misérables" et de tous ceux qui ont refusé de désigner des boucs émissaires mais ont essayé de s'en prendre à la misère et aux malheurs des hommes.
Raoul

Ah, n'évoquons pas le “bon coeur “et “l’humanité”quand on a laissé, assez récemment, pendant de longs mois, même pendant l’hiver, une personne homeless, gravement malade, impotente et obèse, dans une sorte de litière en équilbre sur un muret, à la sortie du garage de la rue des Nonnains d‘Hyères, probablement mordue par les rats la nuit. L’odeur était insoutenable et chaque fois que je passais, je pensais que ce malheureux au teint bleui était mort...à quelques mètres des ors de la Mairie de Paris, une situation digne du Moyen-Age.

Il ne faut pas confondre humanité et indifférence, bonté et impuissance, charité et complaisance.

Vous mettez le doigt sur la naïveté d'Ariel Weil dans sa politique d'hébergement maximum et dont il s'est déclaré fier : entre les SDF (souvent immigrés) qui ne veulent pas partir et "l'afflux de demandeurs renseignés par le bouche à oreille" (ce qu'on appelle communément l'appel d'air) il n' y a évidemment pas d'autre issue que la fuite en avant indéfinie. Qui aura enfin le réalisme et le courage de reconnaître l'évidence et la nécessité d'une solution énergique pour stopper cette immigration rampante qui joue sur l'alibi de l'humanisme et qui pourrit la ville ? Ariel Weil ne semble pas en prendre le chemin. S'il ne peut pas obtenir de la Mairie de Paris une solution qui en soit une, il devrait au moins le clamer bien fort pour réveiller l'opinion. Le contraire de ce qu'il fait.
C. M.

Eh oui , quand c’est ailleurs « je ne me sens pas concerné « est bien la réponse habituelle dans la majorité des cas ! De toutes les façons C’EST AU SERVICE PUBLIC qu’il appartient de faire le nécessaire et nous assistons À PARIS à une démission générale des mairies , tant d’arrondissement que la mairie de paris , qui se préoccupe plus de sa réélection que de la gestion du quotidien, c’est trop VULGAIRE ces problèmes d’intendance !

Certains sont attachés à la pensée humaniste tant que les désordres sont chez les autres.
Ils n'auraient surement pas les mêmes pensées humanistes si les désordres étaient en bas de chez eux...

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