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30 avril 2018

Commentaires

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Cher Monsieur Simonet,
Je suis sensible à votre analyse et à votre vision sur cette question qui traite de l’évasion fiscale des grandes entreprises, cependant que votre allusion à propos de Karl Marx titille un peu mon épiderme mais avec amusement coyez-le, car j’ai une vraie admiration pour le fabuleux visionnaire et analyste sociétal qu’il était et dont la dialectique a toujours sa place dans notre réalité d’aujourd’hui.
Je vous invite d’ailleurs à consulter les documentaires de la chaine Arte suivants, qui justement mettent à l’actualité le brillant homme, et traitent entre autres, de contextes économiques, qui évoquent la question que vous abordez judicieusement et qui concerne les différentes stratégies des grandes entreprises dans notre monde d’aujourd'hui. Les interventions de personnalités tel que celle de Mr Piketty y sont remarquables.
Le phénomène Karl Marx : (https://www.arte.tv/fr/videos/075206-000-A/le-phenomene-karl-marx/)
Karl Marx-Penseur visionnaire : (https://www.arte.tv/fr/videos/074555-000-A/karl-marx-penseur-visionnaire/)
Ces documentaires nous rappellent aussi que l’utilisation politique et idéologique que certains tyrans ont fait de son image et de ses textes ne correspond en rien à l’homme et au penseur qu’il était.
Mais cet aparté me dévie de la vraie teneur du commentaire que je voulais apporter à votre précieux exposé.
Me souciant toujours d’avoir la plus grande perspective d’observation pour faire la meilleure analyse d’une situation et c’est là je crois, l'enseignement principal à retenir des grands penseurs, nous devons prendre modestement quelque hauteur pour avoir le panorama le plus large qui permet de relever mieux les imbrications et les résultantes des combinaisons complexes qui se forment entre les domaines politiques et économiques de nos sociétés et qui influent sur le cours de l’histoire humaine.
Comme vous le rappelez, les grands groupes économiques multiplient leurs champs d'action et leur présence commerciale sans se soucier des frontières sauf lorsqu'il s'agit de réduire la part de l’impôt auquel il sont soumis. Nous ne devons et ne pouvons plus d'ailleurs, traiter de ces questions sans les mettre à l’échelle planétaire et c'est pourquoi j'adhère volontiers à votre position lorsqu'il est question de réformer la fiscalité des grandes entreprises en la faisant superviser par l'OMC. Je suis très favorable à l'idée que vous énoncez ici et qui ramène aux questions économico-politiques qui, à mon sens, doivent être développées si nous voulons que notre monde évolue socialement au rythme de son expansion technologique.
En laissant tout penchant politique personnel à la porte de ce débat, il faut nous demander si nous pouvons traiter la question de l’économie sans traiter conjointement la question de la politique, toutes deux interdépendantes du corps bicéphale de l’humanité. Pouvons-nous en effet, évoquer les principes commerciaux des grandes entreprises sans aborder leurs accointances et leurs implications politiques et les conséquences sociales à l’échelle internationale qu’ils génèrent.
De la même manière, nous ne pouvons esquiver de parler du lien inévitable et dangereux qui associe les formes de pouvoirs, qu’elles soient de nature politique ou de celles que confère l’argent.
Quitte a me faire traiter de “monstrueux” jacobin, ou de marxiste utopique, je ne suis mû avant tout, que par l’intérêt que je porte à l'épanouissement humain, et que pour aller en ce sens, je suis enclin à penser que non seulement l'économie devrait être dotée de statuts définis par une réglementation mondiale mais que la politique devrait subir parallèlement une transformation mettant en place une forme de constitution de même rang afin de favoriser l’application de principes démocratiques et de réglementations sociales mieux équilibrées Si la régulation de l’économie prend sa place mondialement, la politique doit se construire de manière similaire en dépassant l’incohérence évidente qu’il y a, à faire fonctionner un système économique planétaire avec des pouvoirs régionaux.
En somme, c’est ce que nous espérions de l’ONU il y a fort longtemps, et plus récemment du projet européen si il n'avait pas été confronté à des situations économiquement critiques, et à l'orientation politique contestable de certains de ses membres, attachés davantage a un intérêt nationaliste et pensant que l'UE ne devait rapporter que des bénéfices sans jamais avoir à se plier à une forme quelconque de cohésion idéologique.
Voila donc de quoi se triturer l’esprit utilement pour tenter de trouver des réponses aux problèmes qui entravent, hélas de manière récurrente, l’évolution de nos sociétés et sur la nécessité absolue de developper des réglementations économiques et politiques pour le monde si nous voulons le faire passer dans une phase évolutive conséquente.
Comme concept, la démocratie ne doit plus sonner comme ce nom commun rabâché dans les mauvais discours, mais doit se mouvoir en une réalité tangible de notre temps, soutenue par une entité souveraine internationale, capable de défendre et de faire appliquer ses valeurs.
Pour cela, il faudra affronter le monde des pouvoirs actuels, ces empires puissants qui ne céderont rien facilement.

Intéressant car on s'aperçoit qu'en deux ans on n'a pas progressé d'un iota puisqu'on en est à ce qu'un ministre découvre la roue carrée et la propose comme une panacée !
On va peut-être finir par réaliser que la seule façon de supprimer les paradis fiscaux et les carabistouilles d'optimisation c'est de tout simplement de supprimer les enfers fiscaux...

N'est-il pas temps que les députés qui moulinent des lois à tout va, préparées par l'exécutif, se penchent sur la manière de taxer l'optimisation fiscale dont on dit qu'elle entre dans un cadre légal!? Plutôt que de taxerCSG les retraités qui, en leur temps, ne doit-on pas dire en ont sué largement pour fabriquer la société d'aujourd'hui? Ne dit-on pas, par ailleurs, que seuls les très riches peuvent aujourd'hui se permettre les paradis fiscaux? Relation avec notre qualité de vie? De moins en moins! Et puis à quoi a servi cette réunion du Pdt. d'AirBnb avec le premier adjoint à la mairie de Paris?? Que la maire de Paris se déméne, certes mais pour "récupérer" les taxes près ces sociétés qui optimisent fiscalement!

Quel rapport avec les sujets qui nous passionnent dans notre quartier ?
Pour la fiscalité, nous avons les journaux, notre vote, le civisme etc...
MC Sauthier-lafolie

La lecture de ces commentaires, qui enrichissent le débat, me fait constater qu'il existe une forme de confusion entre l'évasion fiscale dont j'ai parlé et l'argent sale qu'on dissimule dans des paradis fiscaux. Ces derniers abritent le fruit de trafics illicites comme le commerce de la drogue. L'optimisation fiscale, même si elle est irritante pour les États qui en souffrent, s'opère au grand jour et en toute légalité sur des mouvements financiers qui résultent du commerce traditionnel.

Réponse au "Parisien Libéral" qui signe le commentaire précédent : pourquoi ne faites vous pas le lien avec

- les paradis fiscaux:
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130404trib000757615/entre-20-et-30.000-milliards-de-dollars-caches-dans-les-paradis-fiscaux.html

20.000 à 30.000 Milliards de dollars US, cela représente une large part de la dette mondiale cumulée ...

Voir le rôle des Trusts (sur le modèle en vigueur du temps des croisades) ...

- http://www.leparisien.fr/economie/patrimoine-62-milliardaires-possedent-autant-que-3-6-milliards-de-pauvres-16-01-2017-6574665.php

8 personnes plus riches du monde possèdent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.

Vous voyez, j'ai lu le document, lisez ces deux là, les GAFA sont en train non pas de resister aux Etats mais de ruiner un peu plus les pays où elles prospèrent ...


La question de l'unification fiscale était au menu prioritaire lors de la préparation du lancement de l'euro, la monnaie européenne mais le choc des souverainetés dans une communauté élargie en a décidé autrement ... et la politique fiscale commune est le parent le plus pauvre qui soit ;

Le deux poids, deux mesures entre les impôts locaux et la contribution des GAFA est éloquent et on voit bien grâce à cet article que le défaut de raisonnement centralisé international est catastrophique et ne permet pas de desserrer l'étreinte de la dette ...

Excusez moi, ce raisonnement libertarien dirait-on aux US est stimulante pour l'esprit mais on en est arrivé pour financer la politique économique et sociale à prélever à la source sur les retraites des retraités aisés avec un revenu fiscal supérieur à 14.404 euros ... sans prise en compte du quotient familial réel, et on devrait s'accommoder du non paiement, par les GAFA élargies, de taxes en proportion de leur activité réelle ou estimée dans chaque pays ;
merci à l'auteur d'avoir esquissé une solution pratique, équilibrée et non confiscatoire ...

C'est intéressant de voir comment un sujet technique et politique comme celui-ci est dévitalisé de sa substance des que l'aspect technique méconnait le cadre politique et vice versa

Et on paye des impôts locaux pour accorder des subventions aux pierrots de la nuit, les joyeux drilles qui rappellent à la raison ? les fêtards alcoolisés pour le plus grand profit des limonadiers ... pendant qu'on prélève le maximum sur des retraites vraiment modestes quand on vit à Paris ...

Merci pour les pistes, mais il y a beaucoup d'intérêts en jeu, y compris pouvoir continuer à dénoncer cette situation, à faire du journalisme d'investigation lucratif, à mobiliser des services de Bercy ...

Et si, au contraire, les multinationales étaient la dernière opposition à des états hors de controle ?

http://leparisienliberal.blogspot.fr/2016/02/apple-et-ikea-la-derniere-opposition.html

Dossier intéressant! Continuer, pour le particulier, à payer des impôts locaux, alors que les impôts ne seraient pas prélevés sur les très grandes entreprises jouant de l'optimisation fiscale! N'avons-nous pas élu des "têtes d'oeuf"? Ne vaudrait-il mieux pas que celles-ci se penchent effectivement sur la manière de récupérer la part majeure de ces impôts, car à nouvelle économie est dûe une réflexion sur la manière de consolider la taxe. L'exemple décrit de Google est révélateur en la matière. On n'est pas des "jacobins" de susciter cette prise de conscience chez les "dirigeants politiques locaux"? J'ai lu quelque part que le président d'Airbnb avait été reçu par le premier adjoint au maire de Paris: qu'en a -t-il été réellement? Comment et de quel impôt le fameux "trésor public" perçoit-il l'impôt? Alors que tout une industrie, celle du tourisme va se trouver de plus en plus prise en tenaille entre une réduction progressive de sa clientèle et l'obligation, elle, de régler l'impôt? Cet article est intéressant car il trouverait, si on s'en donne la peine, son prolongement en de multiples facettes dans ce monde économique en pleine transition.

Les chiffres que vous publiez,notamment pour Google,sont éloquents.Si en effet le chiffre déclaré en France n'est que de 1 pour mille de leur chiffre mondial, alors que la France pèse 4 pour cent du produit intérieur brut mondial,il faut se poser des questions et agir pour qu'on cesse de nous prendre pour des poires

Félicitations pour cet article, auquel j'ajoute :
- une nouvelle fois, et à partir de quelques cas emblématiques, on a tendance, en France.à stigmatiser l'ensemble des entreprises et des entrepreneurs ;
- il est des règles fiscales, en France, qui, à juste titre, permettent une optimisation fiscale des groupes français, par exemple l'intégration fiscale ;
- enfin, cessons de nous focaliser sur les règles imposées par la puissance économique des États-Unis, et faisons pression sur nos élus pour que, s'ils comprennent le problème que vous développez, ils agissent enfin au niveau européen pour une harmonisation, voire une unification fiscale européenne, au moins pour les sociétés dans un premier temps.
Cordialement,
Michel Baillon

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