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23 mai 2018

Commentaires

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Idem à Singapour, où il n'y a pas de protection abusive du locataire et personne ne s'en plaint.

Le marché est flexible et les candidats locataires trouvent facilement des biens à louer. Ils n'ont pas des tonnes de documents et garanties à fournir.

Les propriétaires ne mettent pas, comme en France, 3 ans de procédure judiciaire pour pouvoir remettre le pied dans un appartement qui leur appartient.

En France le propriétaire indélicat, qui ne paye plus ses loyers et saccage l'appartement qu'il occupe, est protégé !

En France comme d'habitude on pense qu'on peut tordre le principe de marché (offre et demande) et on crée des situations ubuesques, perverses et décourageantes.

Une petite remarque concernant les commentaires de Mary & JP75003:
Vous avez raison mais aux USA, le locataire n'a pas la protection abusive qu'il a en France et, sauf erreur de ma part, la copropriété peut par exemple couper l'eau ou l'électricité d'un habitant ne payant pas ses charges et un propriétaire peut expulser rapidement un locataire qui ne paie pas...
Les contrats de location sont à termes de 1 ou 2 ans (voire peut-être plus), mais à la fin de la période,le locataire doit quitter les lieux. Il n'y a pas non plus ces lois françaises invraisemblables protégeant les squatteurs (ce que devient un locataire qui ne quitte pas les lieux).
Aussi, de ma connaissance, la rentabilité de la location (loyers/prix du foncier) sont beaucoup plus élevés aux USA.
Cela fait des différences très notables par rapport à la location vide à Paris.
C'est pourquoi, si comparaison il doit y avoir entre les systèmes français et aux USA, il faut qu'elle soit complète.

Tout à fait d’accord avec Mary. Aux USA, les règlements de copropriété peuvent imposer à l’acquéreur potentiel d’obtenir préalablement l’agrément des copropriétaires déjà en place. Quant aux animaux de compagnie, ils peuvent carrément être interdits. La gestion est déléguée au Conseil Syndical, et le syndic est quant a lui un simple auxiliaire du Conseil Syndical.

En France, le syndic, prend le pouvoir au sein des Copropriétés et le Conseil syndical est nu. Il est administrateur de biens alors qu’il ne devrait être qu’un simple prestataire de service. Les réformes à venir sur la loi du 10 Juillet 1965 (Droit de la copropriété) vise notamment à créer un Conseil d'Administration pour les copropriétés de plus de 200 lots, en lieu et place, du Conseil syndical, qui aura droit de regard sur la gestion de l'immeuble. Mais les pouvoirs du syndic sont maintenus au lieu de les restreindre.

A l’instar du permis de conduire, avant d’acquérir un bien le futur propriétaire, devrait suivre des cours sur le fonctionnement d’une copropriété et savoir lire un règlement de copropriété avant de se lancer dans des travaux ou de s’approprier des combles ou encore de créer des trémies d’escalier sans autorisation.

Toujours d’accord avec mary, c’est au Conseil Syndical et à son Président, de se prendre en charge en modifiant les règlements de copropriété obsolètes du fait des modifications législatives et d’interdire toutes les nuisances que nous connaissons bien.

Donnez une destination à votre copropriété, selon les critères issus du XIX siècle et malheureusement toujours d’actualité : à usage strictement d’habitation ou à usage mixte dans un immeuble bourgeois ou strictement bourgeois. A défaut de l’interdire faites payer, les factures aux propriétaires bailleurs qui louent 4 mois dans l’année, à des locataires qui dégradent les parties communes et n’oubliez pas de rédiger un règlement intérieur à votre immeuble.

JP 75003

La confiance du gérant de l’hotel dans la régulation spontanée du marché me fait penser à la confiance béate du président de la banque centrale US avant la crise des subprimes. Ce qui se passe à Barcelonne devrait pourtant nous faire un peu réfléchir.

Dans certaines villes du monde, les copropriétaires ont trouvé la parade pour préserver leur style de vie, leur tranquilité et leur sécurité : je pense à New-York où les “coop” grâce à des règlements de copropriété drastiques font elles-même la police chez elles : pas le droit de pied-à-terre (souvent), pas de sublet (impensable), parfois droit de mettre en location mais après 4 ans et seulement pour quelques années, et encore après approbation du locataire par le “conseil syndical”. Idem pour la revente, le “conseil syndical” examine les ressources des acheteurs potentiels pour ne pas se retrouver avec un copropriétaire fauché qui ne paierait pas ses charges.
C’est extrême mais efficace ...
En France, la gestion des copropriétés privées est syndicale : c’est donc aussi, à mon avis, aux copropriétaires de s’organiser démocratiquement pour préserver leur lieu de vie si cela leur chante en votant des nouveaux règlements de copropriété plus appropriés - que les juges respectent la plupart du temps.
Il faudrait que les copro se prennent en main et cessent de tout attendre de l’Etat pour limiter les dégats. J’ai le sentiment qu’il existe une latitude légale que les copropriétés n’utilisent pas...
( souvent parce que les copropriétaires se désintéressent de la gestion de leur immeuble ou que, clairement, ils ne veulent pas tuer la poule aux oeufs d’or )

Sur ce point je ne peux qu'être d'accord avec vous, la protection du locataire depuis les années 1989 avec la loi sur les baux locatifs a découragé les propriétaires bailleurs qui peuvent, néanmoins, pour éviter des impayés se réfugier sur une location à des étudiants dont les parents sont les cautions.

N'oublions pas les copropriétaires malheureux et de bonne fois, en retard sur leurs charges, et qui ont toujours la clémence de la loi.

Concernant le 20 rue Pastourelle, le rideau est baissé et les noms des locataires ont disparus depuis fort longtemps. Les Hébergements hôteliers (Avec prestations) ou les locations touristiques (sans prestation) dans un immeuble entier sont préférables aux locations à la nuitée dans des immeubles en grande majorité d’habitation.

Jp 75003

Bien d'accord avec HP Lemaigre!
On pourra toujours continuer sur la même voie: se lamenter, trouver de nouvelles contraintes, cela sera parfaitement inutile, comme cela l'a été jusqu'à aujourd'hui, tant que la location simple ne sera pas plus avantageuse pour le propriétaire...
Cela réclame juste d'ouvrir les yeux, de sortir de l'idéologie qui surprotège le locataire et de prendre quelques décisions politiques courageuses.
Soyons réalistes, ce n'est pas pour demain, et donc on continuera ici ou ailleurs à se lamenter...


Complètement d'accord avec l'analyse faite par HP Lemaigre.

Enfin, les choses sont dites clairement.

Parmi les causes, il y a aussi et même surtout la fiscalité ahurissante qui assomme les locations libres....:
Prenons un loyer mensuel de 1000€;
Le propriétaire paie sa tranche d'imposition (en général 30% ou 41%) + CSG/CRDS/etc... à 17.2%.
Avec la taxe foncière, cela fait, disons, une taxation de 50%.
Sur les 500€ restants, le propriétaire doit payer les honoraires syndic, son assurance, des travaux etc.. non répercutables sur le locataire, il peut rester 300€. Si on prend en compte la TVA appliquée à la dépense globale des 500€ (20% -> 100€), il ne reste plus que 200€ nets de tout impôt direct ou indirect.
Maintenant, si on considère que le loyer du locataire vient de son travail, 1000€ de loyer (net d'IR locataire), cela représente environ 1200€ de salaire net. En d'autres termes, le loyer payé par le locataire correspond à une masse salariale pour l'entreprise de l'ordre de 2200€ (valorisation par l'entreprise du travail de ce salarié et qui permet à ce dernier de payer un loyer de 1000€).
La différence entre les 2200€ et ce qui reste au propriétaire (pour ses charges et son résultat, TVA déduite: 500€ -100€), donc 2200€-400€= 1800€, soit 81%, va dans la poche de l'état ou des organismes sociaux de manière directe ou indirecte.
Un loyer de 1000€ correspond à Paris à un appartement de l'ordre de 250.000€, ce qui est un retour sur investissement négligeable.
Et c'est aussi une prise de risque conséquente, car il arrive fréquemment qu'un locataire ne paie pas son loyer ou ses charges et (rappel) si le locataire quitte le logement avec une dette au Trésor Public concernant sa taxe d'habitation, c'est le propriétaire qui doit se substituer...
Enfin, il y a aussi le risque lié au refus du locataire de libérer le logement à la fin de la période de bail, par exemple en cas de congé pour vendre (j'en sais quelque chose), préférant une procédure qui lui ferait gagner de 2 ans à 4 ans, voire plus, s'il fait appel.

Je pense qu'il faut être fou pour louer son bien en location vide en France.

Je m'étonne de tant de résilience...
Les transformations en commerce ne doivent elles pas être validées par la copropriété ? Ce serait notre seule façon de "résister"
Le projet revient à légaliser et acter les locations saisonnières finalement, en transformant les quartiers en lieux de passages sans âme, les commerces de bouche disparaitrons car s'il n'y a plus de résidents, il n'y aura plus de commerce autre que pour les touristes. Des petites supérettes qui vendent toute la même chose, avec bars et sandwicheries.
Certes cela fera des rentrées fiscales pour l'état, mais cela deviendra de plus en plus compliqué pour les résidents de supporter les allées et venues des touristes dans l'immeuble, et les prix des logements seront de plus en plus dissuasifs pour ceux qui ne feront pas de business avec leur appartement. Les quartiers même populaires deviennent de plus en plus prisés également pour leur charme typiquement Parisien et "boboisant" !Où devrons nous aller vivre si nous devons tout laisser aux touristes !!

Je pense que les causes sont multiples Germain. ...

Alain

Très bonne analyse du gérant de l'hôtel.

Au passage, l'INSEE prévoit une baisse de 24% des habitants dans les quatre premiers arrondissements d'ici 2050.

https://www.leparisien.fr/paris-75/en-2050-de-moins-en-moins-de-parisiens-au-centre-de-paris-17-05-2018-7721499.php

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3543915

Quels en sont les causes ? Prix de l'immobilier, départ des habitants, transformation des logements en commerces ? L'INSEE garde le silence.

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