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11 septembre 2018

Commentaires

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Ce soir, dans "Envoyé Spécial" un reportage sur ce qu'est devenu Venise avec le tourisme de masse. Édifiant. Paris en prend le chemin et il faut stopper absolument cela et trouver des moyens pour le faire. Sinon demain, vous tous qui écrivez ici, vous n'habiterez plus le Marais, peut-être plus Parisiens du tout et "Vivre le Marais" s’appellera "Vivre le Poitevin" ! Il faut éradiquer AirBnB & Co.

L'équipe municipale se félicite à grand renfort de communiqués de presse des records de fréquentation touristique de Paris et Ian Brossat s'étonne que les touristes se logent.
Les propriétaires voient les loyers de la location longue durée plafonnés (les prix de l'immobilier, les charges de copropriété, les impôts fonciers et les remboursements d'emprunts, eux ne le sont pas....) les difficultés monstrueuses à virer un mauvais payeur et la décote, du coup, de la revente d'un bien occupé; Ils s'arrangent donc pour rentabiliser leur bien autrement... Et ian Brossat veut interdire la location saisonnière mais si il se penchait plutôt sur l'idée de faciliter la location longue en rééquilibrant les rapports entre propriétaires et locataires ne serait-ce pas plus efficace?
L'équipe municipale conçoit les arrondissements centraux comme, au choix, une zone touristique, un espace de loisir, un festodrôme, une aire de pique nique géante, en tous cas tout sauf un lieu de vie, avec toutes les nuisances que cela implique pour les habitants : difficultés de circulation, pipis partout, commerces de proximité qui disparaissent, nuisances sonores, poubelles débordantes, saleté et détournement des bus pour piétonniser le week-end ou pour des événements en tous genre. Bref, toute une politique qui rend nos superbes quartiers de plus en plus difficiles à vivre; et M.Brossat veut interdire la location saisonnière.
M.Brossat réquisitionne à prix d'or des immeubles dans Paris pour faire des logements sociaux au compte goutte, sortant ainsi du parc privé des immeubles et contribuant à la raréfaction des logements et donc l'augmentation des prix. Et il veut interdire Rbnb.
Que l'inflation des locations saisonnières soit un fléau je suis la première à le penser. Mais un peu de cohérence dans l'action et de respect de nos libertés est-ce trop demander à M.Brossat?
Plutôt que de taxer, interdire et imposer, s'il essayait d'encourager les riverains à rester en améliorant leur cadre de vie ou au moins en cessant de le dégrader, s'il permettait aux propriétaires de retrouver leur compte en louant pour une longue durée leur bien, s'il respectait un peu la vie de ses administrés au lieu de considérer qu'ils n'ont qu'à s'adapter à tous les caprices de cette équipe municipale ! et bien il y aurait beaucoup moins de départs et de locations saisonnières, croyez moi !

M. Ian Brossat semble avoir fait ça sa déclaration dans le seul souci de faire parler de lui, plus que du problème des locations touristiques.

C'est bien dommage ! Car, il a sans doute eu connaissance de l'étude de l'ADIL d'octobre 2017 sur le sujet, laquelle avance 15 propositions, autrement plus pratiques qu'une interdiction.

https://www.adil75.org/fileadmin/Sites/ADIL_75/Etudes/2017_Etude_locations_touristiques_ADIL75.pdf

Entre autres propositions: faciliter l'insertion de clauses restrictives dans les règlements de copropriété, fixer des durées minimum de location ou modifier les conditions de calcul de la taxe de séjour.

Les Parisiens sauraient reconnaissants à M. Brossat d'être présents dans les couloirs du Parlement, plutôt que dans les colonnes des journaux

La position de Monsieur Brossat et sa proposition d’interdire les locations Airbnb sur les arrondissements du « Centre de Paris » en particulier ne me semble pas dénuée de sens car il y a un phénomène de concentration sur ces arrondissements qui échappe aujourd’hui à tout contrôle. Il y a aujourd’hui statistiquement plus de touristes Airbnb sur le IIIe et le IVe que d’habitants ! Rue des Archives ou Rue Quincampoix, la quasi-totalité des immeubles (y compris « Ville de Paris ») sont impactés ce qui est sans doute plus rare dans le XVe ou le XVIe….Les contrôles mis en place par la Mairie sont aussi louables mais pas très efficaces dans la pratique : comment contrôler les « 120 jours » dès lors que les propriétaires utilisent de multiples plateformes de location non seulement en France mais également à l’étranger…? Comment établir que le propriétaire n’occupe pas son logement comme « résidence principale » dès lors que la charge de la preuve incombe aux copropriétés impactées ? Avant d’"interdire", peut-être serait-il plus envisageable de passer dans un premier temps à « 90 jours » (comme à Londres)de location autorisée voire à « 60 jours » (comme à Amsterdam) même si cela, encore une fois n’empêchera pas les fraudes massives…
Je soutiens donc la position de Monsieur Brossat qui a au moins pris, je pense, la mesure du problème, à défaut de pouvoir aujourd’hui le contrôler, et des conséquences dans un proche avenir si nos élus restent inertes - et le fait qu'il soit communiste ou qu'il ait une "villa" en Corse, n'est, selon moi, pas le sujet.
Pour autant, je constate que les positions de Monsieur Brossat peuvent être également « conflictuelles »… Comme rappelé dans cet article, Monsieur Brossat, avec sans doute beaucoup de bonnes intentions, a eu à cœur de « défendre la nuit à Paris » (si tant est qu’elle ait été un jour véritablement « attaquée »), discours évidemment repris immédiatement par les « professionnels de la fête » au détriment des habitants comme on le constate aujourd’hui Rue Pierre au Lard (cf. autre post de Vivre le Marais), rue de Braque ou encore Rue Quincampoix. Les incivilités et les nuisances sonores des établissements qui se sont installés ces dernières années ont été dénoncées par les riverains excédés - que Monsieur Brossat ou Monsieur Hocquard ont eu tendance à regarder de haut, à mon avis à tort, car cela a créé un fort ressentiment à l’égard de l’équipe municipale en place, y compris pour ceux qui ne leur étaient pas a priori hostiles. Au-delà du ressenti des habitants taxés rapidement de « mauvais coucheurs », les conséquences ne se sont pas faites attendre. Très concrètement par exemple rue Quincampoix, des locataires « longue durée » confrontés aux bruits de joyeux fêtards ont déménagé ne laissant aux propriétaires pas d’autres choix que d’opter pour des formules Airbnb, plusieurs familles sont parties (comment vos enfants scolarisés ou étudiants peuvent-ils rester éveillés avec un bar qui vous tient éveillé jusqu’à 2 heures du matin ?).
Reste à nos édiles, après avoir rendu l’habitat fixe impossible, à pleurer sur la fermeture des classes dans les écoles parisiennes, les appartements vides, les commerces de proximité qui ferment également sans être remplacés (hors superettes labellisées pour touristes), les achats de biens immobiliers par des expatriés non-résidents... Certes, il y a d’autres raisons qui expliquent le taux d’inoccupation des appartements du Centre de la Capitale mais, ces dernières années, la non-prise en compte sérieuse de ces nuisances par la Mairie n’en est pas moins, dans certaines rues, une cause certaine.

Cet élu communiste manque de détermination. Lénine, lui, a supprimé sans tergiverser la propriété privée dès 1918.

merci pour la qualité de vos propos, votre analyse, et votre détermination.
fidèle lectrice valérie

Il est facile en période pré-électorale de faire des effets d’annonce tonitruantes dont on sait parfaitement qu’elles ne sont pas juridiquement tenables, tout simplement parce qu‘elles se heurtent aux principes constitutionnels du droit de propriété, de la liberté du commerce, du principe d’égalité, etc... rien que ça.
Néanmoins, monsieur Brossat a raison de montrer qu’une réglementation vigoureuse doit être rapidement conçue devant l’effet d’éviction rapide qu’entraînent les locations saisonnières sur la population du centre de Paris.

On attendrait plutôt de sa part des propositions plus créatives et tenant la route juridiquement.

Cet adjoint communiste veut également interdire les résidences secondaires à Paris. A moins qu'il ne veuille surtout faire l'auto-promotion de son livre anti Airbnb... Sa politique de la ville étant en échec, il est désormais proposé de tout interdire. Bref. Il est temps de repenser l'équipe municipale.

Monsieur Brossat possède une résidence secondaire en Corse...ce qui va très bien avec sa déontologie.
D'autre part il ferait bien de s'occuper des punaises dans les logements sociaux ! Et surtout que ces appartements ne soient pas sous-loués. Mais ou est l'opposition sur ce sujet?, Monsieur Legaret en avait parlé puis plus rien .

remarquable analyse !

une certitude : les prises de position de ce blog sont scrutées par les apparatchiks de la mairie de paris, qui les redoutent car ils savent que le blog est la voix de très nombreux parisiens (et parisiennes...)

merci à la vigie qui ne laisse rien passer !

Avons-nous vraiment besoin de personnes aussi sectaires que Monsieur Brossat ?

On rêve pourtant de gens ouverts, modérés et pragmatiques...

M. Brossat est un communiste, ses raisonnements sont manichéens: les bons/les méchants, les riches/les pauvres, autoriser/interdire.
Ces dernières années, pour faire revenir les habitants dans le centre de Paris, on aura encadré les loyers, taxé les logements vacants, découragé Airbnb... en vain!
La seule solution, c'est d'encourager les propriétaires à louer, en leur permettant de rentabiliser au mieux leur bien, avec des loyers libres et en pouvant expulser rapidement les mauvais payeurs.Mais faire des cadeaux aux riches, quelle abomination!
Alors M. Brossat continuera en vain à interdire/réglementer/taxer...

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