Trois des "flyers" les plus répandus dans le Marais
Ils sont la plaie du Marais. Ils arrivent par centaines chaque jour. Leurs distributeurs investissent les rues aux alentours du carrefour Archives-Ste Croix et en couvrent tout ce qui convient à leur mission : voitures en stationnement, qui en sont pratiquement recouvertes, rebords de fenêtres, pas de portes ..... . Ils finissent leur carrière sur le trottoir, la chaussée et le caniveau et font de ce secteur, qu'ils transforment en dépotoir, une décharge à ciel ouvert.
Des agents chargés de la propreté de la Ville de Paris, dépassés par l'ampleur de la tâche, ils nous disent "qu'ils sont payés pour ça".
"Lotus de Jade" a déjà été verbalisé dans le IIIe. Il tâte maintenant du IVe, constatant que cette pratique fleurit là-bas.
La riposte est engagée par la Mairie de Paris. Elle regrette un vide juridique que les commanditaires de ces publicités exploitent abondamment. L'affichage sauvage est interdit sur les biens "immeubles", au titre du code de l'environnement, mais pas sur les biens "meubles", comme les voitures. D'où la démarche entreprise par François Dagnaud, Maire-Adjoint chargé de l'environnement et des espaces verts à la Mairie de Paris. Il s'est adressé au Législateur pour ajouter un codicile ultra court au fameux code, de manière à englober les biens meubles (voir notre article du 1er avril 2011). Il suffisait d'y penser !
En attendant, nous subissons l'appétit de divers intérêts marchands qui se soucient peu d'environnement. Aussi, a-t-il été décidé au cours de la réunion du "conseil de rue des Archives", sous l'égide de la mairie du IVe, que commerçants et riverains uniraient leurs efforts pour lutter contre le phénomène.
Dès jeudi soir 26 mai, des équipes se sont déployées sur le terrain pour collecter les flyers et enlever les affiches sauvages. La moisson du premier soir est considérable : plusieurs sacs poubelles de 100 litres ont été remplis. La collaboration avec les commerçants a été bonne et la réaction des habitants enthousiaste. Il reste qu'il s'agit là d'un signal donné aux pouvoirs publics et en aucun cas de l'indication que leurs administrés aient décidé de se substituer à eux dans l'exercice de leur devoir de protection du cadre de vie.
Cette jeune femme de l'équipe n'hésite pas à prendre des risques pour dégager un mur pignon
Complément d'information de François Dagnaud, Maire-Adjoint de Paris, chargé de l'environnement et des espaces verts, en réponse à notre article :
Cher Président,
Merci de votre confiance, mais je ne peux à mon grand regret porter à moi seul tous vos espoirs…
Comme vous le savez, j’ai en effet saisi l’ensemble des parlementaires parisiens (députés et sénateurs, tous groupes politiques confondus) de l’opportunité de modifier un article du code de l’environnement pour nous donner les moyens de lutter contre ce fléau des flyers, qui affecte toute la ville, même si les quartiers centraux sont en effet particulièrement exposés à cette pollution.
Les choses ont avancé depuis, sans être encore allées jusqu’au bout : le groupe socialiste du Sénat, à l’initiative du sénateur Roger Madec (qui est également Maire du 19e dont je suis l'élu) a déposé une proposition de loi en ce sens. Elle a été transmise à la commission des lois du Sénat pour examen. Il revient maintenant à la Conférence des présidents (présidée par le Président du Sénat, elle rassemble les vice-présidents, les présidents des groupes…) de l’inscrire à l’ordre du jour d’une séance du Sénat. Je ne doute pas que le Sénat sera sensible, dans sa diversité, à l’intérêt que votre association et d’autres pourront manifester à une adoption rapide de ce dispositif.
Telles sont les informations que je suis à ce jour en mesure de vous apporter sur une affaire que je continue de suivre avec la plus grande vigilance.
Bien cordialement.
François Dagnaud
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Avec du courage, c'est aux publicités des panneaux Decaux que vous vous attaqueriez. Cela ne donnearit pas le desagréble sentiement que vous luttez contre des adversaires à votre taille...
Bonne conscience à peu de frais. Et ce sont les acteurs locaux les premières victimes. Vous êtes des complices objectigfs de la mort du Marais au profit d'intérets extérieurs.
Votre idée est bone, mais pensez là avec une autre ambition : attaquez-vous aux publicités "propres", et vous verrez à quoi vous vous attaquez.
Rédigé par : habitant du Marais | 20 septembre 2011 à 14:58
Le sens de votre réponse m'échappe.
Votre réponse se voulait-elle blessante ? Ma question était sincère.
Rédigé par : Catherine | 31 mai 2011 à 10:57
Nous suggérons à Catherine de poser la question au gérant de l'établissement.
VlM
Rédigé par : Vivre le Marais ! | 31 mai 2011 à 09:12
S'il y a un vide juridique, sur quel fondement l'établissement le "Lotus de Jade" a-t-il été verbalisé par le Commissariat du troisième arrondissement ?
Cordialement.
Rédigé par : Catherine | 30 mai 2011 à 22:04
Tout cela montre que nous pouvons faire bouger les choses! A quand la proposition de loi sur la nécessaire augmentation des sanctions en matière de non respect des règlements d'occupation de l'espace public par des terrasses et beuveries en plein air?
Rédigé par : Marie-Anne Stoeber | 27 mai 2011 à 23:26