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« Rue Pierre au Lard : mobilisation générale pour soutenir les riverains agressés ! | Accueil | Malraux et Pompidou : deux influences contradictoires dont on se partage l'héritage à Paris »

22 février 2018

Commentaires

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Bonjour,
Je voudrais participer ici à la question des voies sur berge. Je me sens personnellement libre de toute inclinaison politique, c’est sans doute pourquoi j’essaie de juger les choses pour ce qu’elles sont et non selon le positionnement d’un parti politique. Dans le cas présent, les commentaires d’allure partisane contre Madame Hidalgo sont à mon avis contre-productifs. Comment se persuader et penser encore, depuis le temps, que les élus d’un parti ou d’un autre sont plus a même de prendre les bonnes décisions et de ne pas faire d’erreurs? L’histoire est pourtant assez éloquente pour que l’on cesse d’y croire définitivement; mais on ne refait pas l’humanité en un jour. Le pour et le contre Hidalgo en tant qu’élue de gauche, n’a pas lieu d’être ici comme très souvent il l’est ailleurs entre différentes factions politiques lorsqu’il s’agit de résoudre une question à caractère social.
La plus belle preuve, c’est que pour une cause a défendre ou chacun devrait exprimer son propre sentiment, il faut toujours que la plupart se sentent obligés de rallier le sentiment émis par leur bord politique : Puisque Madame Hidalgo a fait ceci, il devient donc évident pour l’ensemble des électeurs de camps opposés de penser qu’il eut fallu faire cela et vice-versa. Ou est donc la réflexion personnelle et objective et le vrai libre choix? J’insiste en précisant encore que je suis loin d’être un admirateur inconditionnel de notre Maire, mais encore une fois, la question n’est pas là.
Je remarque que nos concitoyens ne sont bien souvent pas conscients eux-mêmes de l’influence qu’ils subissent de leur confrérie politique.
Les questions devraient être traitées du point de vue de l’intérêt commun et selon une logique d’expert impartial et le plus neutre possible pour arriver à résoudre les problèmes que connait notre ville et même notre société et peut-etre même notre monde et il y a longtemps que l’idée de faire entrer la politique sur tous les sujets devrait être remise en question.
On peut rêver non? Vous savez cependant ce qu’on dit des grands utopistes…
C’est d’une discussion commune et sans affect partisan que nous pourrons avancer sur les choses et c’est évidemment sur l’éducation, la pédagogie, mais aussi sur la logique et l'analyse scientifique que nous devons compter pour faire évoluer notre société.
En l’occurence, devons-nous privilégier l’élégance de notre ville et son patrimoine, la création de beaux espaces de promenades, redonner a la ville cette notion de bien-être à y demeurer, limiter pour les riverains et les promeneurs la pollution dégagée par les gaz d’échappement ou bien permettre a nos inconditionnels de la conduite souvent venus d’ailleurs de continuer a circuler dans le centre ville? Ce n’est pas une question qui appartient a une communauté politique mais bien davantage à une communauté citadine, tous bords confondus.
C.Pap.

« Le Tribunal Administratif a ordonné la réouverture des berges. Or, elles restent fermées. Pourquoi ? J'aimerais simplement qu'Anne Hidalgo respecte la loi ».

Je vous ai compris. Il faut respecter la loi. Une décision de justice a été rendue au nom du « Peuple Français », sinon, c’est le règne de l’arbitraire et de la dictature qui s’installe à Paris. C’est intolérable. OUI mais, Relisez les 17 pages du jugement rendu par le Tribunal Administratif.

Le Tribunal DECIDE :

Article 1er : Les interventions de Mme C., de Mme D., de Mme E., de Mme F., de M. G., de M. H., de Mme I., de M. J., et de M. K. au soutien de la requête n° 1620420 sont admises.
Article 2 : Les autres interventions présentées au soutien de la requête n° 1620420 ne sont pas admises.
Article 3 : La délibération du Conseil de Paris n° 2016 SG 29 du 26 septembre 2016 est annulée.
Article 4 : L’arrêté du maire de Paris n° 2016 P 0223 du 18 octobre 2016 est annulé.

A aucun moment le Tribunal n’a ordonné la réouverture des berges. Il ne s’agit pas, ici, de simples loyers impayés par un locataire à récupérer par le bailleur Ce qui est annulé, au risque de me répéter, c’est la poursuite des opérations d ‘aménagement des Berges de la seine.

- Le jugement annule deux décisions (Article 3 et 4) pour des motifs de "légalité externe", c'est à dire pour des motifs de procédure. La Mairie de Paris peut donc reprendre les 2 décisions annulées mais à la suite d'une procédure régulière.

De plus, la ville de Paris a décidé d'interjeter appel de ce jugement rendu par le Tribunal administratif et d’assortir sa requête d'appel d'une requête tendant au sursis à exécution du jugement dans l’attente de la décision de la Cour d’Appel. Pendant ce temps, ce qui est interdit c’est la poursuite des opérations d'aménagement des berges de Seine concernées.

-Ce jugement n'impose pas de rouvrir immédiatement la voie George Pompidou à la circulation automobile. Ce jugement impose au Conseil de Paris et à la Maire de Paris de prendre rapidement une décision sur sa destination, régulière cette fois-ci. Dans cette attente, l'exécution des décisions annulées ne peut se poursuivre, c’est à dire l’opération d’aménagement.

- S’agissant de la poursuite de l'opération d'aménagement, il appartient au Conseil de Paris d'ordonner que l'étude d'impact soit complétée sur tous les points relevés dans le jugement du Tribunal administratif puis de soumettre son dossier ainsi complété à enquête publique pour que le public ainsi consulté soit destinataire d'une information complète sur les tenants et aboutissants de l'opération projetée.

- S'agissant de la mesure d'interdiction de la circulation automobile, le jugement comporte une indication sur ce que la maire de Paris peut faire : fonder sa décision non pas sur l'article L.2312-2 du code général des collectivités territoriales (CGCT) mais bien sur l'article L.2213-4 du même code. La Maire de Paris pourra donc étudier la possibilité de se fonder sur cet article L.2213-4 CGCT - qui permet une interdiction permanente pour des raisons écologiques de la circulation automobile dans une partie de la commune - et non plus sur l'article L.2312-2 CGCT - qui ne permet qu'une interdiction ciblée de cette circulation.

Enfin, la Mairie de Paris a pris un nouvel arrêté de piétonisation des berges de Seine. Ne criez pas à la dictature. Prendre un nouvel arrêté de fermeture des voies sur berges aux voitures ce n’est pas « contourner une décision de Justice » (qui devra être validé par le Préfet mais uniquement sur sa légalité externe donc en terme de compétence,) mais une disposition prévue par le Code Générale des Collectivités Territoriales car cette décision de justice n’est pas définitive dès lors que les voies de recours ne sont pas épuisées. Dont acte.

Aussi, soutenir que : « J’aimerais simplement qu'Anne Hidalgo respecte la loi » ou « il y a en France, des règles et des lois et la Mairie de Paris, aussi puissante soit-elle n’est pas au-dessus des lois », sont aussi improductifs que contraires à la décision rendue.

jp 75003


Le tribunal administratif a ordonné la réouverture des berges. Or, elles restent fermées. Pourquoi ? J'aimerais simplement qu'Anne Hidalgo respecte la loi.

@ Hugues.
On peut critiquer la Maire de Paris, sur ce sujet, mais au moins vous êtes d'accord pour la piétonisation des berges ce qui n'apparait pas toujours à travers les divers commentaires.

La mise en valeur de l'architecture et du patrimoine des berges auraient été réalisés ultérieurement par la Maire de Paris après avoir authentifié les réels besoins d'aménagement. L'essentiel était de reconquérir dans un premier temps les voies sur berges.

l’Étude d'impact a été ce qu'elle a été, soit un avis défavorable qui permet de contester la décision prise, dans le cas contraire le TA n'aurait pas annulé les décisions de la Mairie de Paris. Elle doit se remettre au travail si le Conseil d’État lui était défavorable.

JP 75003

@Hugues : Vous savez Hugues, je suis pour la piétonnisation des berges, y compris des berges hautes (car les résidents n'ont pas à subir les désagréments d'une suite ininterrompue de voitures) mais je suis contre la façon dont les choses se sont passées et attristées par la communication de la ville à ce sujet.
Paris mérite mieux et d'abord de retrouver une certaine sérénité. Je rêve d'un vrai "parc des berges de Seine", gouverné par un vrai souci de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine, une vraie coulée verte (pas les quelques espèces d'installation quelconques et cheap qu'à fait la Mairie). Malheureusement, ce n'est pas le projet d'Hidalgo, ce n'est pas son esthétique, ce n'est pas non plus sa méthode. Le résultat, aujourd'hui, à tous les niveaux, est à l'image de son mandat : triste, décevant.

Réponse à Adrien : D'accord pour qu'on dise les choses comme vous le faites mais sur le fond ceux qui plaident pour un retour des voitures sur l'autoroute qu'était la voie Pompidou n'ont pas compris à quel point il est nécessaire de désengorger Paris et alléger le nombre de voitures qui l'encombrent et le polluent.

Que l'on soit pour ou contre, il faut se rendre compte d'une chose, c'est de l'extrême amateurisme (juridique et politique) de la Mairie de Paris, associé à un défaut flagrant de méthode et de préparation.
Là encore, que l'on soit pour ou contre, Paris mérite tout simplement une meilleure gestion !

Si ont admet selon « Jérôme P » que la fermeture des voies sur berges de la rive droite n'a pas contribué à réduire la pollution dans Paris, elle était pourtant une mesure de salut public, comme le souligne « Clara ». Nous avons tous apprécié, pourtant, de nous balader sur les quais bas de la seine et de la reconquête d'une promenade piétonne, de 3,3 km, donnée en 1967 à la voiture par Georges Pompidou, sans concertation préalable de la population Parisienne qui n’a du que subir le fait du Prince.

Ayant comptabilisé pour l’instant sur ce site 6 voix Contre la décision du Maire de Paris et 6 voix Pour en omettant les 2 commentaires des mêmes intervenants, soit un total de 14, je note que tout le monde n’est pas près de dire « Make Our Paris Great Again. »

Jp 75003

Le débat sur ce sujet est devenu passionnel donc totalement irrationnel. A Paris, une personne sur trois si on en croit les statistiques possède une voiture et de moins en moins s'en servent. Quoi de plus naturel eu égard à la pollution mais aussi à l'encombrement que constitue la voiture (les motos aussi !) que les parisiens approuvent la politique de leur maire en matière de circulation et de réduction du trafic. Personnellement, j'ai le sentiment qu'il y a moins voitures et camions dans mon quartier (Gravilliers-Beaubourg) et j'en suis très heureuse. La fermeture des berges n'est-elle pas une mesure de salut public ?

@jp: les voies sur berge n'ont pas contribué à réduire la pollution dans Paris.
Il suffit de prendre sa voiture et de perdre des heures dans les embouteillages pour comprendre que faire passer beaucoup plus de temps aux voitures sur la chaussée, cela ne réduit pas la pollution.

La décision de la Maire de Paris n’a rien d’idéologique. À noter que par ordonnance du 15 novembre 2016, le même tribunal administratif avait jugé en référé que la procédure était régulière et que notamment, l'étude d'impact était suffisante.

M. Celerier Juge des référés Or - Tribunal administratif de Paris
paris.tribunal-administratif.fr/content/.../1/file/RA17_TA_PARIS_1618747.doc.pdf

JP 75003

Les groupes de pressions pro voiture ont bien opéré en sous main apparemment

Pas de retour en arrière svp messieurs dames les politiques, les voies sur berge sans voiture n'est qu'un début et je dis bravo

Alain

C’est un triste jour pour les 60% de Parisiens favorables à cette piétonisation des voies sur berges et qui faisait partie des promesses électorales de la Maire de Paris. Les groupes de pression voitures, motos, sont encore malheureusement visibles et relayés par les défenseurs inattendus « du respect des règles procédurales. »

Il ne faut pas oublier que cette Commission d’enquête qui a donné un Avis Défavorable n’est que consultative. Aussi, l'autorité municipale n'était pas tenue de suivre l'avis du commissaire enquêteur. Dans ce cas, la Maire de Paris se devait d’expliquer pourquoi elle ne suivait pas l'avis du commissaire enquêteur. Ses observations ont été contenues dans le rapport qui a donné un Avis défavorable. Dont Acte.

Peut on parler pour autant de « Décision arbitraire, quelque peu dictatoriale ou de passage en force, » dès lors que l’Avis rendu par cette Commission n ‘est pas obligatoire et ne peut pas lier l’autorité municipale et alors même que les observations du Maire de Paris sont consignées dans ce rapport d’enquête ?

N’en déplaise, le Tribunal Administratif n’a ni ouvert ni fermé les voies sur berges aux voitures. Il n’est ni pour ni contre. Le Tribunal Administratif a annulé les 2 décisions (Délibération du Conseil de Paris et l’Arrêté) pour vices de procédure, mais il n’annule pas pour autant le projet de piétonisation. Il appartient au Maire de reprendre les décisions purgées de ces vices de procédure. Il appartient au Maire de soumettre un nouveau dossier à enquête publique sauf à obtenir une décision favorable en Appel et devant le Conseil d’état.

Dans cette attente, prendre un nouvel arrêté de fermeture des voies sur berges aux voitures ce n’est pas « contourner une décision de Justice » (qui devra être validé par le Préfet mais uniquement sur sa légalité externe donc en terme de compétence,) mais une disposition prévue par le Code Générale des Collectivités Territoriales car cette décision de justice n’est pas définitive dès lors que les voies de recours ne sont pas épuisées. Dont acte.

Il s’agit de soutenir la piétonisation des voies sur berges et la réduction de la place de la voilure où circulent 42 000 véhicules jours le long des quais de la Seine et d’exiger le respect du droit à l’environnement et au cadre de vie dont les adhérents à cette association sont pourtant si sourcilleux et malheureux de voir disparaitre l’un un square, ou un peu de verdure dans un coin du Marais, ou encore de se battre pour mettre fin aux nuisances sonores qui polluent notre quotidien, tel un gyrophare de police trop aiguë ou encore de se plaindre des fientes de pigeons trop nombreux à Paris.

Jp 75003

@mm
Mais il n'est pas du tout prouvé que la fermeture des voies sur berge a réduit la pollution... au contraire!
C'est bien ce qui est reproché.
Cette décision idéologique n'a pas atteint le but affiché... normal puisqu'elle était purement idéologique, et pas raisonnée!

meme si le "style " de nos édiles est discutable il ne faut pas dire ou écrire n'importe quoi
- la pollution de paris est telle que l'amende pour pollution est a l'instruction a Bruxelles et que nous risquons d'en payer la facture
- dans ces conditions par quoi faut il commencer? par le grand Paris? justement il est en panne, et en plus les communes proches sont administrées par des gens qui préconisent la voiture. Alors il faut bien commencer quelque part. Justement ou on est élu. Dont acte.
- pour moi la photo des gens se promenant sur les quais parle d'elle meme. Rappelons que le taux d'espace vert de Paris est l'un des plus bas par habitants ( alors qu'on comptabilise meme les arbres en bordure de voie pour un mètre d'espace vert ... ) Je connais plusieurs jeunes parents qui sont résidents en province et viennent travailler cinq jours par semaine a Paris a tour de role. Est ce l'avenir de Paris ?

Mais il faudrait certes etre vigilant : la multiplication des fetes et autres rassemblements, la commercialisation des berges sont des écueils a éviter
faisons tout pour que le mieux ne soit pas l'ennemi du bien
( avant de déménager a la campagne.... )

L'entêtement de la Mairie est consternant. Je répète ce que j'ai toujours écrit, les problèmes de la circulation automobile à Paris doivent être pensés en termes de la région ile de France capitale. Paris n'est pas une île. La pollution atmosphérique ne s'arrêtera pas aux limites des arrondissements centraux même s'ils sont interdits aux voitures. L'appel au dialogue de la Région mériterait d'être entendu par Mme Hidalgo. Je crains que ce souhait reste lettre morte

Le rejet de la Maire de Paris pour diverses raisons, notamment sa politique festive bruyante et débridée, pousse le lobby médiatique à jeter l'opprobre sur la seule mesure de son mandat qui témoigne d'une véritable vision : la réduction de la place de la voiture à Paris. Sa réponse au jugement du tribunal mérite d'être lue. https://www.paris.fr/actualites/rives-de-seine-la-ville-fait-appel-de-la-decision-du-tribunal-administratif-5559

Pour une fois qu'une mesure allait dans le bon sens (pour les bronches des parisiens) aux dépens de ceux qui s'entêtent à utiliser la voiture pour traverser Paris (nerfs et bronches des conducteurs), force est de reconnaitre que l'amateurisme juridique de la Mairie est consternant ; quoi que l'on fasse, il ne faut pas se croire tout permis, c'est comme pour Paris la nuit, la politique, la vraie, celle en faveur de la vie de la Cité se fait dans le respect des citoyens.
Et tout cela est fort couteux ... en temps, en argent, en énergie...

Un excellent verdict logique suite à la décision brutale de la maire de Paris sans consultation des parisiens prise en compte!

Prendre un nouvel arrêté pour contourner une décision de Justice n’est vraiment pas un bon exemple de la part du premier magistrat de la commune - ni une réaction intelligente - d’autant plus que c’est le manque de rigueur et de sérieux du travail précédant la décision de fermeture des voies sur berges qui sont pointés par le Tribunal Administratif. “Perseverare diabolicum”

La décision arbitraire, quelque peu dictatoriale, de Mme hidalgo vient d'être sanctionnée comme il se devait ! En effet cette fermeture avait été décidée sans aucune discussion et unilatéralement sans qu'aucune concertation n'ait eu lieu ! C'est donc un juste retour des choses à la normale . Nous de sommes pas dans un régime totalitaire ! L'asphyxie à venir de Paris était programmée ! Le tribunal vient d'en décider autrement ! Juste retour à la normale ! Et je m'en réjouis ! Travaillons à restaurer un plus grand nombre de places de stationnements afin que le surplus de pollution occasionné par les voitures tournant 20 Minutes avant de pouvoir stationner puisent enfin se garer . Et restaurons la bonne santé du commerce parisien qui avait été privé de ses nombreux clients banlieusards qui ne venaient plus faire leurs course dans l'enfer delanoesque invivable pour un automobiliste. Merci au tribunal et à son bon sens terrien !

L’amateurisme juridique (et politique) de la Mairie de Paris, sur ce dossier et sur d’autres est à proprement parler ahurissant. Omissions, insuffisance de l’étude d’impact, manipulation des chiffres et des données : quoi que l'on pense de cette piétonnisation, qu'on soit pour ou contre, la justice ne fait ici que sanctionner de nombreux abus de pouvoir de la Mairie de Paris.

Rappelons que passer en force ne fait pas une politique. Rappelons aussi que ce n’est pas la première fois que la justice rappelle à l’ordre la Mairie de Paris : soupçon de favoritisme pour l’attribution de la place de Concorde à la grande roue de M. Campion (la ville a été mise en examen !), le contrat publicitaire signé avec Decaux a été annulé par le tribunal administratif puis par le Conseil d’Etat en appel : la ville n’a pas respecté les « règles de publicité et de mise en concurrence pour la conclusion d'une concession de service public » (30 millions de perte de recette selon Le Parisien), il y a quelques mois ce fut la remise en cause du concours « Réinventer Paris » : là encore, le tribunal administratif de Paris a dénoncé le fait que la Mairie de Paris n’ait pas respecté les règles qu'elle s’était elle-même fixées pour la constitution et le fonctionnement des jurys. A quoi s’ajoutent, pour des raisons diverses, mais signalant toujours une gestion très hasardeuse, une comptabilité très bricolée dénoncée par la Cour des comptes (les dépenses folles accordées au logement social), les dépenses folles pour le musée Pinault, le fiasco du niveau Velib, les dépenses folles de la fête à Lima pour les JO, le passage en force pour les JO., etc. D’autres dossiers chauds arrivent bientôt devant la justice : par exemple, l’attribution du permis de construire de la Tour Triangle et d’une une promesse de bail à construction accordée sans aucune mesure de publicité et de mise en concurrence…

Ce n’est pas sérieux. Le bilan du mandat Hidalgo est catastrophique. On ne gère pas une ville de cette façon, à coup de communiqué de presse et d’impréparation : il y a en France, des règles et des lois et la Mairie de Paris, aussi puissante soit-elle n’est pas au-dessus des lois !

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