Amelot bisseuil cour int et fronton
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31 mars 2019

Commentaires

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Qui a vu les hideux tags sur les boutiques des bouquinistes du côté du marché aux fleurs ? Si Mme Hidalgo ne les voit pas depuis son bureau, je lui conseille de s'acheter une bonne paire de lunettes !

En réponse à JP 75003, je rappellerai que la Cour administrative d'appel avait confirmé le même Tribunal administratif qui avait annulé le premier arrêté municipal, aux motifs notamment que :
"l’étude d’impact a délibérément occulté une partie notable des incidences du projet sur les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores"
et que la Mairie a "limité l’analyse des effets sur la pollution à une bande étroite autour des berges, sans en étudier l’impact sur les principaux axes de report de trafic ".
En gros, les deux juridiction reprochaient très clairement à la mairie d'être de mauvaise foi.
Pour le reste, le 2ème arrêté étant pris sur la base juridique de la protection du patrimoine, je dirai, au vu de la tournure que prennent les choses, que le patrimoine bénéficie moins de cette décision que les bars et les péniches restaurant, dont les terrasses en palettes de chantier, les containers, les fûts de bières et les toilettes stockés sur le quai ne font pas bon ménage avec l'esthétique du lieu ; pas plus qu'il ne bénéficie des tables de picnic, des toilettes chimiques (encore!), des "installations ludiques" ou des tags.
Enfin, pour ce qui est des déplacements, celui qui prétend que la nuisance est limitée ne connaît pas l'endroit, embouteillé de jour comme de nuit au grand ravissement des travailleurs qui doivent se déplacer et des poumons et des oreilles des riverains (ce qui ne fait pas une petite minorité). Avoir fermé même le tunnel Henri IV (qui n'est quand même pas protégé par l'UNESCO, si??) est d'ailleurs la démonstration des dimensions à la fois idéologiques et désinvoltes de cette décision.
Mais l'essentiel est que les touristes puissent faire de l'accrobranche au centre de Paris et que l'on puisse se saouler toute la nuit en plein air, je vous ai bien compris ....

C'est amusant cette cécité sélective, y aurait-il les bons et les méchants tagueurs? Car enfin, sous les yeux de tous,au carrefour de la rue des Archives et de Ste Croix de la Bretonnerie, des graffitis aux couleurs arc-en-ciel ont été peints sur la chaussée sans que cela suscite autant de réactions. Étonnant !

En ce qui concerne les quais, sauf l'ancienne voie Pompidou, le reste des quais est en piteux état. Ayant fait dernièrement une promenade très matinale un dimanche matin pour des photos, certaines parties sont de véritables dangers tant les pavés qui composent ces quais sont disjoints , les racines d'arbres soulevant les pavés, je ne compte pas les vélib's abandonnés ça et là , ni les fut de bières des buvettes à dispositions de qui voudra les prendre car non mis en sécurité pour la nuit.

Certes, c'est moins catastrophique que la Place de la République, la place de la Madeleine ou la place du Panthéon mais l'aménagement des berges est cheap et triste, un "mélange d'inculture et d'idéologie" comme dit Alexandre Gady. Encore une fois, la considération esthétique n'y est pas : Anne Hidalgo n'aime pas l'esthétique parisienne et rêve d'une autre ville, modernisée, cheap, pseudo-festive... C'est dommage, les rives auraient mérités bien mieux !

Pour marie : « (accrobranche (!!!) murs d'escalade, parcours du combattant... pour un nombre de personnes très réduit d'ailleurs…..Pendant ce temps, les quais hauts etc... »

Dire que la piétonisation des voies sur berges bénéficie pour un nombre de personnes très réduit renvoie à la définition de la loi ou d’un arrêté dont l’objet est de viser l’intérêt général et ne peut donc satisfaire tout le monde. La décision qui nuit à une minorité est elle forcément injuste ? En fait, est juste ce qui est dans notre intérêt.

Avantages et inconvénients ont été pesés et jugés par le tribunal administratif dans sa décision du 25 Octobre 2018 lequel confirme la légalité de l’arrêté de la maire de Paris du 6 mars 2018 sur la piétonisation des voies sur berges. Le tribunal estime que :
- l’arrêté répond à des buts prévus par la loi, à savoir la protection d’un site classé au patrimoine mondial de l’humanité et la mise en valeur du site à des fins esthétiques ou touristiques ;
- les désagréments que l’arrêté cause en termes d’allongement de temps de transport, de qualité de l’air et de nuisances sonores sur les quais hauts sont limités ;
- l’arrêté est compatible avec le plan de déplacements urbains d’Ile-de-France ;
- l’arrêté n’est entaché d’aucun détournement de pouvoir ou de procédure dès lors que son but correspond aux buts des mesures de police qui peuvent légalement être prises par la maire.

> Lire le jugement n°1805424, 1806856, 1807163,1807165,1807173, 1807387 du 25 octobre 2018

http://paris.tribunal-administratif.fr/Actualites-du-Tribunal/Communiques-de-presse/VOIES-SUR-BERGES-Le-tribunal-rejette-les-recours-diriges-contre-l-arrete-de-la-maire-de-Paris-du-6-mars-2018-interdisant-la-circulation-sur-les-voies-sur-berges

Malheureusement la pietonnisation de ces voies sur berges est, à mon avis, néfaste. Elles se couvrent de tables de picnic, de containers criards, de terrasses de bars et d'attractions en tous genre (accrobranche(!!) murs d'escalade, parcours du combattant...) pour un nombre de personnes très réduit d'ailleurs. Pendant ce temps, les quais hauts sont infernaux, j'habite à 50m du quai des Célestins, et je le déplore tous les jours. L'équilibre de la circulation était bien plus agréable avant. Et pour nous qui habitons là, il était plus facile de rentrer chez nous en voiture ou en taxi sans y passer des heures.
Mais je tiens aussi à signaler que la nuit, des groupes font de vraies "raves" sous le Pont de Sully, avec la musique à fond qui résonne sous le Pont. Et tout le quartier a pu remarquer le balai des dealers.
Puis le matin, spécialement les vendredi et le week end lorsqu'il fait beau, on retrouve des litres d'urine dans toutes nos rues ( qui ne seront nettoyés que par la pluie ou par les gardiens d'immeubles zélés, car la Mairie n'a pas l'air de considérer que c'est son afffaire), puisque les voies sur berges sont une immense beuverie la nuit.
Non, honnêtement, je trouve que les inconvénients de cette opération sont infiniment plus nombreux aux avantages! Je voterai immédiatement pour celui qui les remettra en circulation.

Le phénomène du tagage affecte pratiquement la totalité de Paris. Outre la solution proposée tout à fait pertinente, il serait souhaitable de sanctionner les auteurs de ces tags sous la forme de lourdes amendes selon le principe du pollueur payeur. Quant à la prévention concernant les rives de la Seine leur vegetalisation pourrait être opportune, à la fois decourageant pour les tagueurs, esthétique et source d'oxygène dans une atmosphere perpétuellement polluée en dépit d'une politique anti bagnole qui a montré ses limites. La pietonnisation des voies sur berge n'y a strictement rien changé !

Bonjour,

j'ai rencontré un tagueur qui m'a avoué ne plus taguer les trains car ils étaient tout de suite repérés et sanctionnés.

Un tag est une pollution visuelle qui doit disparaitre le plus rapidement possible tout comme le graph a message politique, comme ce fut le cas rue d’Aubervilliers, alors qu'un jolie graph peux décorer un mur triste. Cette forme d'expression est à contrôler pour éviter les dérives que nous connaissons.

Rendre des espaces piétonniers au centre de Paris nécessite une surveillance accrue, 24 heures sur 24.
Je ne suis pas sûre que la Mairie de Paris ait bien compris ce corollaire obligatoire de l’ouverture au public de larges espaces sans aucune protection ...et qu’elle soit décidée à y consacrer des moyens.
L’installation de caméras et la création d’équipes d’intervention rapide seront probablement le seul moyen de protéger l’espace public et le maintenir en bon état face au vandalisme et au “camping sauvage”.
La bonne nouvelle c’est que cela pourrait créer quelques emplois utiles.

Une autre solution consisterait à taguer les tagueurs.
Chaque fois qu'on en prendrait un, on le recouvrirait de graffiti édifiants...
Bonne idée, non ?

Moi qui habite la belle rue Quincampoix couverte de tags je me pose la question pourquoi un magasin a le droit de vendre ces bombes qui défigurent nos monuments et en plein centre de cette rue ???

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