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25 octobre 2019

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Je vois à travers la réponse de M. Hoquard que les intérêts des établissements de nuit demeurent au centre de ses préoccupations. Et les intérêts des résidents et des familles ne sont même pas évoqués. Tout est dit...

Bonjour,
Je m'excuse pour ma réponse arrivant avec un peu de retard. Je me permets de vous la transmettre ci-dessous.

Madame, Monsieur,
Suite à la parution le 25 octobre 2019 d’un article dénonçant, sur le blog de l’association Vivre le Marais, un « faux-pas à la mairie de Paris », je me permets de rétablir certains faits, erronés ou incomplets dans cet article, et réaffirmer la politique de la Ville de Paris en matière de vie nocturne.

Vous dénoncez tout d’abord une décision que j’aurais prise en janvier 2018 de « financer un bar du 3e arrondissement, La Mutinerie ». Cet établissement de nuit emblématique et militant pour les droits féministes et LGBTQI était sous le coup d’une injonction de la Préfecture de Police à réaliser des travaux d’insonorisation suite à la plainte de riverains. Je n’ai jamais contesté les nuisances qui pouvaient impacter le voisinage, ni la décision prise par la Préfecture de Police.
J’ai reçu, à leur demande, les gérants de cet établissement qui m’ont fait part de la situation économique délicate dans laquelle les mettait la nécessité de réaliser les travaux d’insonorisation, sans toutefois contester leur nécessité. Cet établissement, comme je l’ai mentionné, a la rare particularité à Paris d’accueillir un public lesbien et transsexuel et d’organiser chaque semaine des ateliers, des débats, des festivals qui mettent à l’honneur ce public dans un esprit militant. J’ai donc relayé la cagnotte mise en ligne par La Mutinerie, afin de réaliser ces travaux d’insonorisation permettant le maintien de cet établissement, et non pas pour soutenir le « lobby des alcooliers » comme vous l’affirmez plus bas. De plus, à aucun moment La Mutinerie n’a été financée par la Ville de Paris.

Afin de poursuivre sur le sujet des nuisances sonores. En effet, j’attache une importance toute particulière dans l’exercice de mes fonctions, à garantir la diversité des établissements parisiens et de leurs esthétiques.
Vous affirmez qu’en novembre 2018 j’ai lancé un «plan de soutien financier public aux établissements de nuit pour qu'ils insonorisent leurs locaux ». Une convention existe entre la Ville de Paris et le Centre National des Variétés (CNV) depuis 2016. Elle vient en aide, non pas aux établissements de nuit, mais aux salles de spectacles et de concerts, afin d’y réaliser des travaux d’aménagement. En vue du renouvellement de cette convention triennale en 2019, nous avons fixé comme nouvelles priorités de ces aides : la réalisation de travaux d’insonorisation, l’accès aux personnes à mobilité réduite et la mise aux normes des salles.
Notre capitale a la chance d’accueillir une grande variété d’esthétiques musicales et d’être un centre d’émergence pour de nombreux artistes, en partie grâce aux salles de cafés concerts où se produisent chaque soir de jeunes artistes. Ces salles aux capacités réduites connaissent également des difficultés économiques face à la réalisation nécessaire de travaux de mise aux normes ou d’insonorisation. Un appel à projets a donc été mis en place entre la Ville de Paris et le CNV, fin 2018, afin de soutenir la réalisation de travaux dans ces petites salles d’émergence artistique.

Emblématique de la politique de la Ville en matière de vie nocturne, l’appel à projets « Les nouvelles nuits parisiennes » lancé au début de l’année 2019 a eu pour but de développer des activités sur le temps nocturne, en précisant que celles-ci devaient respecter la tranquillité des riverains parisiens. Cinéma en plein air, silent disco, théâtre, roller … aucune de ces activités sur le temps nocturne n’a fait l’objet de plaintes. Les associations de riverains, dont vous-même, ont été associées au jury et ont pu proposer un projet qui a d’ailleurs été retenu. Un hologramme va prochainement être installé quai François Mauriac, il permettra d’expérimenter un dispositif de sensibilisation des noctambules en lien avec les capteurs Bruitparif. L’idée est de diffuser des messages de médiation attractifs et dynamiques à destination des noctambules et d’évaluer l’impact de ces messages via les capteurs de bruit.

Cette politique de médiation est en effet développée depuis 2014 via divers outils. Les capteurs Bruitparif, désormais déployés dans 7 quartiers parisiens, permettent de mesurer en direct les niveaux sonores et ainsi de rationaliser les nuisances subies. Des actions de médiation se sont adossées à ces mesures, comme dans le quartier Bercy / Quai de la Rapée où une charte engageant les établissements de nuit à mettre fin aux nuisances sonores (par la baisse du niveau sonore des musiques amplifiées ; la réalisation de travaux d’insonorisation ; de gardiennage aux abords de leurs établissements …) a été signée par les différentes parties prenantes : riverains, établissements de nuit, Ville de Paris, Mairies d’arrondissement, Préfecture de Police et Haropa.

Enfin, vous abordez le soutien que j’ai apporté à une pétition au mois de septembre 2019, faisant suite au tragique décès d’un jeune homme après avoir consommé une dose d’extasy dans une discothèque parisienne. Les nombreux signataires de cette tribune (personnalités politiques, artistes, organisations professionnelles, associations de prévention) dénoncent avant tout le manque de moyens de prévention mis en œuvre pour éviter ces drames. C’est pourquoi, la sanction infligée à Dehors Brut de fermeture administrative de 30 jours en urgence m’a semblé disproportionnée, alors que cet établissement de nuit accueille en son sein des associations de prévention et une antenne de la protection civile. La Ville de Paris, à travers le dispositif Fêtez Clairs, déploie des outils de prévention et de réduction des risques dans les établissements de nuit parisiens, c’est cette politique qu’il nous faut étendre et renforcer, en lien avec les différentes institutions publiques dont la Préfecture de Police avec laquelle nous entretenons une relation constante et fructueuse sur ces questions.

Cette pétition, par ailleurs, ne propose pas la suppression pure et simple de l’outil de fermeture administrative : « Repensons d’urgence le cadre législatif qui entoure ces activités et passons d'une obligation de résultat inique, qui se résume à fermer les lieux, à une obligation de moyens contraignante en termes de prévention et de sécurité ».
Je n’ai jamais été contre l’outil de sanction en soi qu’est la fermeture administrative, elle a son utilité pour mettre un terme à des situations abusives de la part de certains établissements. Avec le Maire du 11e arrondissement nous avons demandé au Préfet de Police, lors du Conseil de Paris de septembre 2019, la fermeture administrative, voire le retrait de la licence IV à « Le Clara » se situant Rue Sedaine et qui concentre sous les fenêtres des riverains : vandalisme, violence et entraves à la circulation. Nous avons obtenu la fermeture administrative de cet établissement.

Vous évoquez dans la tribune suivant l’article, un projet de loi actuellement en discussion pour transférer certains pouvoirs de la Préfecture de police aux communes, notamment en matière de fermeture administrative. J’y suis en effet favorable. Pas dans l’objectif de supprimer l’outil de fermeture administrative, mais pour que les sanctions soient décidées dans un cadre collectif.
Ce cadre devrait être celui des Commissions de régulation de débits de boissons, que nous avons mis en place dans 5 arrondissements parisiens et qui associent la Préfecture de Police, le commissariat d’arrondissement, la Ville de Paris, la mairie d’arrondissement et les services de la DPSP (Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection), les associations de médiation et les représentants des syndicats professionnels. Ces commissions, aujourd’hui consultatives, pourraient être le lieu collectif de décision et de sanction prises au plus près du terrain.

Vous comprendrez, à la lumière de toutes ces actions mises en œuvre, que je ne me situe pas systématiquement du côté des établissements de nuit contre l’avis des riverains, mais bien en médiation. Il s’agit de faire appliquer la réglementation aux établissements et d’accompagner ceux qui ont une démarche vertueuse dans la gestion de leur lieu, afin de faire de Paris une ville où l’on peut dormir aussi bien que l’on peut se divertir.

Je vous prie de croire Madame, Monsieur, en l’assurance de ma considération.

Frédéric Hocquard
Adjoint à la Maire de Paris
chargé de la Vie nocturne
et de la Diversité de l’économie culturelle

Espérons que la préfecture ne tombe pas dans le panneau géant du lobby de la nuit.
Je ne réussis toujours pas à comprendre pourquoi la mairie trouve plus intéressant de défendre et avantager les limonadiers de la nuit plutôt que ses habitants. On nage en plein délire avec le triste sire Hocquard.

Monsieur Hocquard a-t-il vraiment lu la pétition jusqu'au bout ou bien s'est-il basé sur son intitulé, trompeur, pour la signer ?
En effet, comment ne pas être pour "la prévention et la réduction des risques dans les lieux de nuit" ? Mais ce n'est aucunement le sujet de cette "lettre ouverte" dont les auteurs détournent et récupèrent un fait divers dramatique pour mener une énième action de lobbying en faveur des établissements de nuit et autres débits de boisson, qui manifestement n'apprécient guère de risquer une sanction lorsqu'ils ne respectent pas leurs obligations. Demander la suppression des fermetures administratives, sous des prétextes pour le moins fallacieux, est pour les habitants une provocation que la mairie centrale ne doit pas laisser passer sans réagir.

Complètement d'accord avec l'article et les commentaires. On attend avec intérêt de voir si Mme Hidalgo va désavouer M. Hocquard. Si ce n'est pas très vite le cas, heureusement les municipales sont proches. Les habitants ne peuvent pas reconduire une équipe municipale qui autorise des prises de position aussi irresponsables.

Excellente analyse, merci. Il est vrai que nous ne nous sentons pas écoutés, j'en ai fait l'expérience rue du Vertbois...

Nous sommes très nombreux à partager les analyses développées dans l'excellent article et la prise de position solidement argumentée qui l'accompagne

La dissymétrie évoquée par Bertrand Luckacs ne cesse de s'accroître : les lobbies à l'oeuvre se sentent chaque fois plus confortés par Frédéric Hocquard dont le cynisme ne connaît plus de limites...

Et la maire de paris ne réagit pas ? elle soutient le comportement irresponsable de cet adjoint ? si cela était avéré, voilà qui constituerait une déclaration d'hostilité à l'encontre des habitants qui sont des aussi des électeurs...

La riposte est que les habitants fassent eux aussi du bruit.

La situation intolérable place de la République a enfin été évoqué récemment dans Le Parisien:
http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-le-sos-des-habitants-de-la-place-de-la-republique-23-10-2019-8178960.php

Ouest-France reprenait les propos de "célébrités" (Souchon, Dayan, Guillon) qui déplorent l'état de Paris (saleté, bouchons, trotinettes):
https://www.ouest-france.fr/ile-de-france/paris-75000/sale-d-une-laideur-absolue-ces-artistes-qui-ne-supportent-plus-paris-6565980

Faisons savoir que les habitants refusent le Paris invivable qu'on nous prépare.

Frederic Hocquard est un gros naïf s’il pense que M.Macron va donner à madame Hidalgo les pouvoirs de Police qui dépendent de sa propre administration (le préfet de Police de Paris nommé par l’Exécutif). M.Hocquard s’agite inutilement pour tenter d’exister ... Pathétique !

Les élections approchent.
Il faut que les candidats soient clair sur ce sujets.
Nous, les parisiens/ennes, avons le choix final!!!

Le bruit est un problème de santé publique auquel je croyais que l'équipe municipale actuelle avait décidé de s'atteler.
Il faut vraiment faire prendre position aux candidats sur ce sujet.
Il y a une autre source de bruit très peu notée. Les camions qui stationnent sur les trottoirs le temps de leur livraison, moteurs et moteurs de frigos tournant. Ils ne sont jamais inquiétés pour leur stationnement interdit et gênant.

Bonjour, et merci pour cet article qui met bien en lumière les difficultés des riverains de ce type d'établissement !
Je me bats moi-même sans résultat depuis 4 ans sur le même sujet, et je confirme que la mairie de Paris ne m'a jamais apporté la moindre aide malgré les nombreux signalements par internet.
Lorsque j'appelle la police par le 17 en désespoir de cause, on me répond que les nuisances sonores ne sont pas une priorité pour eux et qu'il y a très peu de chances pour qu'ils se déplacent...
pauvres habitants exposés aux nuisances sonores !
Très cordialement et encore merci.
Philippe 3ème arrondissement, quartier Republique

Il y a déjà bien trop de dérives de la part des exploitants d' établissements de nuit, pour ne pas soutenir totalement la position ferme des présidents des associations "Vivre le Marais" et "Habiter Paris" contre la suppression définitive des fermetures administratives extra-judiciaires.

C'est sidérant !
Lors des entretiens de Vivre Paris Centre avec les différents candidats à la mairie de la Ville, ce point doit absolument être abordé et des réponses claires, écrites, exigées. Il n'est jamais trop tard pour bien faire : les municipales permettront - souhaitons le - de rétablir les équilibres par trop malmenés depuis des années entre riverains et établissements de nuit.

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