Amelot bisseuil cour int et fronton
Blog powered by Typepad
Membre depuis 09/2006

« Echanges nourris sur les terrasses éphémères. Les nouveaux conseils de quartiers y prennent leur part et font figure de recours... | Accueil | Entrée en vigueur prochaine du contrôle technique des deux-roues motorisés. Avec le paiement du parking en ville ce sera enfin l'égalité de traitement pour les modes de déplacement ! »

09 août 2021

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

@Adrien | 10 août 2021 à 02:47
Si Anne Hidalgo le pouvait, elle ferait raser tous les immeubles et autre architectures antérieurs à 1960 pour les remplacer par des tours de béton et autres laideurs avec dispersés ça et là quelques arbres, comme le Corbusier en son temps ; heureusement qu'à cette époque Malraux a fait protéger une grande parti du patrimoine parisien.

Quant à la "visibilité budgétaire", il faut plutôt comprendre que les caisses de la ville sont vides jusqu’à la poussière , sauf bien sur pour les corona pistes et les JO dont aucun parisien, parisienne ne veut.

A vrai dire, ne sait-on pas déjà le peu d'intérêt que l'équipe Hidalgo concède au patrimoine ? Ce sont presque toutes les fontaines de Paris qui sont abandonnées (la fontaine Molière a été transformée en bac à plantes grotesque), ne parlons pas des églises. Non loin, c'est le désastre de la Samaritaine. Dans le même périmètre, c'est la privatisation et la dénaturation de la Poste du Louvre. Par contre pour réaménager le parvis de Notre-Dame (pour commercialisation évidemment), alors qu'aucun parisien ne souhaite toucher à ce lieu, la mairie trouve 50 millions d'Euros... Et combien dépensé pour la "canopée" des Halles ?

Laissez-moi partager mon exemple bien concret, et deux suggestions tout aussi concrètes. Le nouveau règlement des terrasses ayant été publié, la seule question qui se pose porte sur son application... ?

Voici donc deux suggestions :

1°) Recueillir l'avis des habitants et autres commerçants de la rue concernée (et non pas des clients des restaurants - on verra s'ils votent pour chez eux, de la même manière qu'ils consomment chez les autres, car c’est vraiment TRÈS stressant et fatigant).

2° Faire respecter le règlement des terrasses. Mais cela requiert des effectifs suffisants de la police municipale, et une absence d'idéologie pro-commerciale, en soutien de son action. Croyez-moi, le bruit - dont les contreterrasses constituent un révélateur voire un catalyseur - deviendra un enjeu électoral pour 2026. Je le constate dans les discussions au sein de mon immeuble et avec les voisins des immeubles mitoyens.

De sensibilité dite « de gauche sociale » je constate que pour pouvoir se défendre contre le bruit en l’absence de sanction réelle par les autorités publiques, il faut être riche et impavide (et bien portant - car je le répète, c’est vraiment TRÈS stressant et fatigant). Il ne s’agit pas de trouver un équilibre avec des intérêts purement commerciaux, valeur de droite, mais de PROTÉGER les citoyens contre les mauvais comportements et les nuisances. Une valeur de gauche inaliénable était la protection des travailleurs, qu’ils soient cols bleus ou cols blancs. Or, les travailleurs, contrairement aux touristes qui occupent des logements AirBnB, ne dinent pas et ne boivent pas en terrasse tard le soir de toutes les semaines d’avril à octobre.

Je suis président d’un conseil syndical de la rue Condorcet à Paris 9eme, actuellement en cours de constitution formelle d’une association de riverains, VICTIMES (le mot est important) des nuisances sonores causées par la terrasse et amplifiés par la contreterrasse dite "estivale" d'un restaurant situé à notre rez-de-chaussée.
Après des constatations des tapages diurnes et nocturnes par PV d’huissier, puis des tapages nocturnes et de l’occupation abusive de la contreterrasse - respectivement à 0h40 et 6h45 du MATIN au lieu de 22h - par la police nationale (constatations rarissimes dans notre arrondissement aux dires mêmes des policiers dont ce sujet ne serait plus la « priorité » en raison du manque d’effectifs - merci monsieur Sarkozy pour avoir supprimé tant de postes à Paris) en juin et juillet 2020, et en l’absence de la moindre contravention à ce jour malgré les faits constatés, nous avons déposé plusieurs plaintes pénales, qui sont renvoyées plus d’un an et demi après les faits au tribunal de police. Il y a 3 parties civiles de résidants, et une association nationale de lutte contre le bruit devrait s’y joindre, notre propre association n'étant pas encore créée et agréée. En parallèle, la commissaire de police a demandé une sanction au préfet (simple avertissement ? en tout cas non affiché sur la devanture).
Je tiens à préciser que le gérant du restaurant se défend de son bon droit, et avait même précédemment déposé une main courante contre moi en se plaignant que je me plaignais des tapages nocturnes mais sans les faire constater par la police (sic) !

La DPSP n’a pas été inefficace, au contraire. Elle est intervenue fin août 2020 pour faire respecter les limites de la terrasse « habituelle » du restaurant, elle-même source de nuisances sonores. Cela a constitué une réelle amélioration, car une partie du trottoir a été rendue aux piétons depuis ce jour ! Malheureusement, cela n’empêche pas les buveurs avec l'aide des serveurs complices de réunir fréquemment des tables sur le trottoir passé 23h, et le restaurant sert jusqu’à plus soif et surtout à grands bruits jusqu’à minuit - 1h, jusqu'au départ des derniers clients (c’était jusqu'à 2h en 2019 et 2020, nous attendons donc la rentrée de 2021, et surtout 2022, avec angoisse).

Dans le cas d'espèce, nous allons donc utiliser des moyens de droit civil, et agir en tant que Syndicat des Copropriétaires, si aucun autre résultat n’est obtenu avant l’automne, en résiliation judiciaire du bail commercial dite « par la voie oblique » sur le fondement du non respect du règlement de copropriété par le locataire et du fait de la défaillance de son bailleur. Cela prendra 2 à 3 ans de procédure, et nous coûtera beaucoup d'énergie et d'argent. C'est tout simplement injuste et déséquilibré (car là encore, il faut être riche, combatif et bien conseillé).

Le vrai coeur du débat est dans cet exemple.

Salutations citoyennes,
Christophe Leclerc.

Bonjours,

Nous aimons tous la Fontaine,
Et comprenons les préoccupations
Quant à sa rénovation..

S’il s’avère que c’est un problème de financement (à confirmer)
Il existe des solutions comme une bâche publicitaire (pas super dans l’espace public)

Néanmoins est ce possible de présenter un projet au budget participatif
Pour un complément de financement ?

Ou de lancer une souscription à l’américaine
Émanant des citoyens pétitionnaires, des CQ ?
(Est ce légal ?)

"La Mairie de Paris explique qu’aucun travaux ne peut être fait sans des études (qui sont en cours), mais les riverains et le Maire du 1er arrondissement, Jean-François Legaret, s’impatientent. Une pétition a été lancée en ligne par l’association de quartier, l’ADRAQH (Association pour la défense des riverains et l’animation du quartier des Halles). »
À suivre
Bien à vous

Sharon Hobby
Co-présidente Conseil Quartier
Temple-Enfants Rouges

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)