Amelot bisseuil cour int et fronton
Blog powered by Typepad
Membre depuis 09/2006

« La boutique IGN s'installe dans le Marais (IVe) | Accueil | "En selle Marcel" : une galerie d'art sur le thème du vélo »

24 octobre 2010

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Nous apprécions que nos articles suscitent la réaction de lecteurs qui ont l'érudition de yves v.
Nous apprécions aussi que le Maire du IIIe encourage des manifestations comme ce parcours de l'engin de la mairie au conservatoire. La culture et le goût pour la science à Paris ont besoin de ce genre d'initiatives et pas seulement de défilés thématiques qui dégénèrent en exactions.

Votre information de la découverte du très célèbre ingénieur militaire lorrain, Joseph CUGNOT (1725-1804), le fardier, et de sa copie en vraie grandeur, est très intéressante.

Il me semble que c'est d'abord un ouvrier anglais qui, exploitant les recherches de Denis Papin ( 1647-1714) - celui-ci fabriqua les premières machines utilisant la force de la vapeur d'eau -, inventa la machine à vapeur. Ce fut le début de la transformation considérable des conditions de la production industrielle, jusqu'au début du XXème siècle.

Le très célèbre Lorrain, Joseph CUGNOT (1725-1804) travailla, encouragé par le duc de Choiseul (né en Lorraine, comme Cugnot, en 1719, mort en 1785), qui était alors au pouvoir. Il fabriqua d'abord ce chariot devant transporter quatre personnes à une lieue l'heure, construit en 1769. Puis, encouragé par le duc de Choiseul qui était alors au pouvoir. Cugnot fit construire à l'Arsenal de Paris une seconde voiture à deux cylindres, songeant surtout au déplacement des canons (vous l'avez très bien expliqué, dans vos excellents commentaires), mais il perdit le soutien de son protecteur, disgrâcié après la mort de Mme Pompadour, et recueillant à la fois l'hostilité de Mme du Barry et de Maupéou qui le remplaça au pouvoir. Choiseul avait soutenu aussi les "Encyclopédistes" qui apportèrent, comme nous le savons tous, un bouleversement général et profond dans les opinions et les idées, tel qu'on n'en avait pas vu depuis la Grande Réforme.

Ces évènements mirent un terme aux essais de Cugnot, sachant aussi que les chaudières n'eurent pas la puissance nécessaire pour permettre le bon fonctionnement (plutôt leur utilisation) de ces deux modèles. C'est ce fardier, second modèle, qui fut abandonné dans un hangar jusqu'au jour où, en 1804, année de sa mort, il fut transporté, comme vous l'avez très bien dit, au Conservatoire des Arts et Métiers.
Le rôle joué par la technique dans le progrès des Sciences et la domination de la Nature à cette époque fut principalement le fait du génie national français, l'hégémonie de la France ( alors même que ses armées furent souvent battues ) au XVIIIème siècle, grâce à ses Princes, à ses chercheurs, son élite sociale.

Un peu plus tard, l'un des chefs d'atelier du Conservatoire des Arts et Métiers, Onésime Pecqueur, fit breveter en 1828 une voiture à vapeur, inspirée des inventions de Cugnot, dont les idées avaient été reprises aussi par le marquis de Jouffroy d'Abbans qui appliqua, dès 1776, à la navigation le principe du cylindre à vapeur. On peut dire que tous les travaux des années 1820, 1830, marquèrent la reprise des essais d'où sortit l'automobile.

Merci beaucoup de m'avoir permis d'essayer, ici, de remettre un peu d'ordre dans les maigres connaissances de "l'ingénieur que je ne suis pas", mais toujours à la recherche des choses essentielles des "miracles" de la technique et de la science. Il faudrait bien sûr commencer avec les Egyptiens, les Grecs, les Romains, et les siècles qui suivirent ce qu'on est convenu d'appeler les "invasions". Vaste sujet...

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)